Vegas en un jour ?

Il tripe à Vegas

Un détour par Las Vegas, vous y gagnerez au moins la banane d’Elvis !

En débarquant à Las Vegas y tenter Lady Luck, que la chance vous sourie ou vous snobe, vous aurez passé un moment unique. La ville des excès parie sur les outrances, en divertissement, en restauration, en limousines stretch, en malls de boutiques de luxe, en architecture, on y mise sur tous les degrés de la distraction fascinant, merveilleux ou simplement choquant et assommant.

Si vous atterrissez en fin de journée, bookez un survol du Strip de nuit en hélicoptère (Maverick http://www.flymaverick.com). La ballade, sur les 5 Miles de l’artère principale, offre une vue d’ensemble pyrotechnique de la succession de délires architecturaux, et de l’accumulation d’enseignes lumineuses se reflétant dans le centre de cette ville paradoxale, plantée au milieu des magnifiques collines du désert de Mojave. L’altitude vous offrira le pouvoir de fascination de la ville, par ce qu’au sol on y est littéralement arrosés par un brouhaha continuel de musique, une confusion qui procure un sentiment persistant d’urgence et d’inutile.

L’horizon traversé autrefois par les néons géants des motels au milieu du désert a subi plus d’une métamorphose depuis l’irruption de la société des jeux, qu’on peut dater par l’édification du Flamingo hotel de Bubsy Siegel en 1946. La ville des plaisirs a été fabriquée comme l’extension de la banlieue de Los Angeles, en mode gigantesque à l’image du continent, dédiée au divertissement de sa faune flambeuse de dollars gagnés à Hollywood, jusqu’aux années 70. Après une éclipse de gloire hype entre les années 80 et 90 « tacky ». Aujourd’hui, et depuis les succès des films Trip to Vegas, la Hype de Vegas est de retour et ce sont les constructions ultra modernes du City Center qui accueillent l’afflux des touristes, même si cette manne accuse une baisse significative depuis 2008, crise oblige.

Les difficultés économiques récentes n’ont pas gâché l’érection d’un quartier futuriste littéralement sorti de terre en 2009. Une section entière de la ville quasiment spontanée, confiée aux cabinets US les plus réputés en architecture ultra moderne. Les bâtiments y sont virtuoses : tranches de verres ou empilements de façades miroirs signés Peli Clarke Peli, Daniel Libeskind ou encore Kohn Penderson Fox. L’ensemble interprète 5 variations de styles en grand luxe, pour trois hôtels, Vdara, l’Aria et le Mandarin Oriental, le seul qui n’a pas de salle de jeux, ce qui est bon à savoir si on veut résider à Vegas autrement. L’ensemble est flanqué par la Veer Towers, une tour de verre de 37 étages contenant 355 résidences privées, dont la silhouette dessinée par Helmut Jahn rappelle les lingots d’or. Une autre réalisation complexe hérissé de pointes et de parois acrobatiques appelée le Crystals réunit une galerie de magasins de prestige : Vuitton, Prada, Tom Ford, entre autres, et une flopée de bars, restaurants et théâtres. La multiplication de ces prodiges du luxe et de ces prouesses bâtisseuses provoque l’ivresse ou le tournis, car à Vegas on est épaté jusqu’à l’écœurement. Il faut que ça flambe pour les premiers rôles de l’économie mondiale : l’industrie du divertissement et les fortunes du pétrole qui ont investi le cœur de Vegas. L’ensemble a été développé grâce à un joint venture entre MGM Resort et l’émirat de Dubaï.

Le style de Las Vegas où l’on passe en un clin d’oeil du moderne sublime, au clinquant vulgaire en quittant le City Center : le César palace, le Paris, le Venitian, ou le New York-New York sont de puissantes illustrations de l’art du « sur-vivre », oscillant entre grandeur et banalité à millions de volts. Cette quintessence du too much est citée en référence au mouvement Post Moderne des années 80 dont l’exposition vient de se clore le 15 janvier 2012 au VIC de Londres (Victoria & Albert museum http://www.vam.ac.uk). Une section s’amuse à citer le critique d’art italien à tendance marxiste Bruno Zevi, il définit la quintessence postmoderne en livrant un constat sur cette esthétique architecturale aux perspectives urbaines saturées d’enseignes : «Trivialité et artifice, en abandonnant le modernisme pour choisir un style entre Versailles et Las Vegas, soit la sclérose ou l’overdose».

La ville machine de divertissement massif présente un équilibre écologique précaire, avec une empreinte énergétique qui nécessite plus 1500 mégawatt par jour en plein désert de Mojave, un des plus aride de la planète. Ce miracle n’est rendu possible que grâce à la retenue des eaux du Colorado par le barrage du lac Meade, une des plus grosses retenues d’eau du monde à sa construction en 1935. Les défenseurs de la nature prophétisent un péril rapide pour l’écosystème fragile de la rivière Colorado qui l’alimente. La rivière des westerns qui traverse le grand Canyon pourrait ne plus être aussi généreuse dans l’avenir. Desservant 7 états ainsi que le Mexique, ce n’est pas une simple arrivée d’eau pour 30 millions de personnes.. Car pour faire tourner les établissements de la Babylone du passe-temps, la cité compte pas moins de 400 000 habitants employés. Avec les musiciens, artistes, et tous les autres métiers indispensables au bon fonctionnement des usines à distraction, les banlieues ont tendance à l’étalement. L’écologie est pourtant encouragée, voire conseillée par la municipalité: en évitant par exemple de planter du gazon. C’est dans cet effort de préservation de l’environnement que la municipalité mène une campagne dissuadant les habitants de décorer ses parterres, mieux vaut sans doute garder l’eau pour inonder les cours de golf et les corps gras se prélassant dans les multiples spas de luxe du centre ville.

Les restaurant, clubs, théâtres, salles de jeux, accueillent une population touristique qui réside dans un parc de 150 000 chambres d’hôtels (148 935 pour être « sharp »), grâce à une moyenne de 4000 salariés par Hôtel, sans compter les employés saisonniers. Mais malgré ou à cause de cela le taux de chômage détenu par le Nevada d’environ 14% est un record. Quelques établissements historiques ont fermé leurs portes depuis deux ans, et un grand nombre de projets de constructions de Resort sont au point mort. Le chiffre d’affaires de la ville est passé de 370 Millions de $ en 1970, à environ 9 Milliards de $ l’année dernière, après avoir dépassé les 10 milliards de $ en 2006 et 2007. Le New York times relayant en octobre 2010, les rumeurs de grave crise à Las Vegas, le Las Vegas Sun a fustigé cette nouvelle attaque de l’Est « snob » contre l’Ouest « entrepreneur ».

Toutes ces préoccupations ne vous atteindront plus au 31ème étage du Cosmopolitan, merveille ultra design décorée par David Rockwell et inaugurée en 2010, où vous profiterez d’un coucher de soleil d’anthologie. Une perspective de nuages d’orages (exceptionnel) teintera les collines du désert du Mojave à l’horizon, alors qu’un avion traversera sans doute votre champ de vision. C’est sans doute un jet privé, car Vegas ne draine pas seulement une large population de participants de congrès internationaux, de familles américaines en vacances, ou de touristes étrangers. 30 % de ces visiteurs font parti du club des millionnaires qui peuplent notre belle planète. Pilotés et logés spécialement dans des extensions ultra sélect des hôtels de city Centre, comme l’Aria dont la construction a bénéficiée du label Green Key avec les dernières mesures en matière de construction éco responsables. Ces touristes prospères viennent distraire leurs millions dans des salles privées aux frais des établissements de luxe

La crise et l’écologie en faillite n’ont pas troublés les « opening parties » de ces merveilles du centre de Vegas. Qui comptent, outre Le Cosmopolitan au développement confié en partenariat avec une société émanant de la Deutschbank, les hôtels Wynn et Encore, ultimes réalisations du groupe Wynn, du nom de Steve Wynn, fondateur au profil « american success ». Entrepreneur natif de la côte Est, il relance dans les années 70 le Golden Nuggets, établissement situé dans Fremont Street : l’ancienne artère du divertissement tombée en désuétude. On y trouve aujourd’hui entre plusieurs établissements défraichis, le Neon Museum, poignant cimetière des prometteuses enseignes lumineuses du passé. Steve Wynn fondera ensuite le Mirage, qui redistribue les cartes en matière de notion du luxe à Las Vegas, l’hôtel enferme un faux volcan, une mer intérieur et un bateau de pirates. Il poursuivra son parcours en développant le Belagio, où l’on peut toujours visiter sa collection de tableaux de maîtres, de Monet à Hockney en comptant Picasso, Matisse et quelques impressionnistes. L’hôtel Wynn, et son extension jumelle le Encore ont été conçus sous l’égide de Steve Wynn par le décorateur Roger Thomas, comme une série de clins d’œil en hommage au style rêvé du Las Vegas des années 50. Le décor des chambres est basé sur les passions de Steve Wynn, entre autres sa collection de Matisse et son emblème personnel, le papillon, qui y est décliné sous toutes ses formes. On vous conseille d’y dîner au Switch un ravissement pour les papilles et un phénomène kitsch dont la décoration change en disparaissant dans les plafonds et les sols comme une scène de théâtre toutes les 20 mn.

Découvrez les fastes de Las Vegas entre amis, on s’y invite par exemple pour un week-end entre potes, c’est une «mancation » pour Man Vacation, ou un Girls Getaway, dont le Film Bad Trip Hangover est une parfaite illustration.
Las Vegas peut recevoir une moyenne de 600 000 visiteurs par semaine. Il s’y organise 18 00 congrès et conventions diverses par an, la population explose littéralement chaque week-end, entre familles de touristes américains et chinois, on trouve à chaque entrée de lobby des hôtels les statues de lions et bouddhas asiatiques comme bons présages.
Toute cette population en short se mêle aux nantis délestés, finalement tous égaux, ils forment les centaines de spectateurs des multiples spectacles du Cirque du Soleil, ou des shows exclusifs de stars internationales. Il faudra par exemple choisir entre autres exclusivités du mois entre applaudir Céline, Elton John, Jerry Seinfeld ou Stevie Wonder.

Il faut profiter d’un séjour à Vegas pour découvrir entre autres prodiges de la technologie, les spectacles athlétiques du Cirque du Soleil. Multinationale du divertissement acrobatique partie du Québec en 1984 avec 75 personnes, la société emploie aujourd’hui 5000 employés à travers le monde, dont pas moins de 8 spectacles impeccables, quoique tonitruant, jouent en continu à Las Vegas dans les divers théâtres des Resorts hotels, quasiment en full booked tous les soirs, voire deux fois par soirée pendant les fêtes.
Vous prendrez ensuite plaisir à vous faire débouter aux entrées des boîtes ultra sélect, comme Le Marquee au Cosmopolitan par ce que vous n’êtes pas inscrit sur la liste, comme votre pote de table de jeux, le millionnaire qui aura dans le même temps raflé la mise au Black Jack.
Comme toute société au bord du gouffre, ou plutôt langoureusement accrochée à son piquet de Pole Dance surplombant le précipice du grand Canyon, Vegas aime faire la fête. Ne pas rater les Pool Party, la nouvelle discipline en vogue chez les minettes branchées en bikini, avec des sets de DJ faramineux. Pour clore la soirée, les cuisiniers français expatriés des adresses sélects, conseillent de fréquenter le Spearmint Rhino pour y apprécier les strip tease les plus classe de la ville, à bon entendeur..

Vous couronnerez votre séjour par un « wedding » pour rire sous les billboards publicitaire, dans la Graceland Chappell, là où se maria le king himself. Vous y aurez comme officiant de cérémonie, rythmé de refrains Rock ‘n Roll, un clone d’Elvis très ressemblant et heureux propriétaire des lieux. On y débarque depuis la Chine, faire sacrer ou confirmer son union. Le parking mitoyen est celui d’une boutique de souvenirs obsolètes qui propose dans ses vitrines surchargées entre autres babioles : des jeux de cartes décorés de logos de conventions oubliées dans les années 70, un cendrier où Maryline aurait oublié un mégot, à moins que ce ne soit Franck Sinatra lors d’une soirée avec son Rat Pack. Juste avant de reprendre l’avion et comme vous aurez sans doute apprécié la série « Les experts » de Las Vegas, un détour devant le palais de justice de la ville, bloc de béton au design ultra moderne et très imposant se requière, même si une majorité des plans de la série ne sont jamais tournés dans le Nevada mais à L.A. Et si vous avez le temps, prenez un bus pour le retour à l’aéroport, en souvenir de Bus Stop ou du Macadam Cowboy, depuis la station, gare de bus du centre ville, située à l’anglede Garce Street et du Strip, surement en souvenir d’une entraineuse des origines de Sin City..

Reportage Low Tech Jack Bonehill :
https://vimeo.com/42556171Vegas in one day
et galerie Scary Vegas by Bill Bocquet
http://flic.kr/s/aHsjyMRai9Vegas O RAma

Y Aller : vol direct : comptez en moyenne 750 €, on trouve des promos aux alentours de 450 €, pour un vol A&R Paris Las Vegas on comparera sur les sites
kayak http://www.kayak.fr/
E dreams : http://www.edreams.fr/
Vol 24 . FR : http://www.vol24.fr/
Last Minute.com : http://vol.lastminute.com/
La compagnie du monde propose un circuit Cali’ et Vegas, trip en Californie incluant un passage par Las Vegas, mais elle organise aussi des voyages à la carte, avec découverte du désert du Mojave, Grand Canyon et monument Valley, et passage éclair et arrosé à Las Veags. Vol, séjour et prestations sont calculés selon vos désirs et votre budget, à la carte.
http://www.compagniesdumonde.com/voyage-Etats_Unis-CaliandVegas_119127.html

Hotels :
L’Aria au design aérien, lumineux et Ecolo, renferme des merveilles entre ses œuvres d’artistes contemporains telles Maya Lin et Jenny Holzer et sa sélection de restaurant de pointe pour en citer deux parmi les 16 : le restaurant Espagnol du chef Julian Serrano, ou le Jean Georges Steakhouse qui repousse les limites de l’excellence en matière de Steak !
ARIA Resort & Casino
Le Cosmopolitan : Dernier né au design chic et à l’ambiance coruscante, attention de demander une chambre face à la fontaine du Bellagio, un must, on y voit Paris de son balcon et aussi plus loin les collines fauves du Mojave obscurcies de nuages, sublime..
http://www.cosmopolitanlasvegas.com/
Le Encore : le petit frère du Wynn, somptueux, dispendieux, classieux, un golf sur plus de 6 hectares, et une piscine comme dans les années 50.
http://www.wynnlasvegas.com/

Pour avoir un bon point de vue sur tous les spectacles, les billets disponibles :
http://las.vegas.eventguide.com/months/11dec.htm
Le site officiel pour organiser son voyage à Las Vegas :
http://www.vegas.com/

Pour les nostalgiques nous recommandons une délicieuse vidéo privée sur Viméo qui donne une assez juste vue de l’ambiance de Game City en 1962 avant sa transformation en Sin City.

Musées :
Auto Collection, des voitures sans limitation de luxe: http://autocollections.com/
Neon museum, sur tout un quartier l’histoire des lueurs d’antan : http://www.neonmuseum.org/
Bellagio, la collection d’art réunie par Steve Wynn : http://www.bellagio.com/amenities/gallery-of-fine-art.aspx
Atomic age, c’est dans le désert du Nevada qu’eurent lieu dans un enthousiasme bon enfant les premiers essais de la bombe atomique: http://www.atomictestingmuseum.org/index.asp

Restaurants :
Le Central au Caesar Palace, ouvert 24 h sur 24 et 365 jours par an pour un style mixant la cuisine française et l’excellence américaine : http://www.centrallv.com/
Gagnaire au Mandarin Oriental, pour diner sur les notes de l’éminence culinaire française dans un cadre ultra moderne rythmé par un service d’exception :
http://www.mandarinoriental.com/lasvegas/dining/twist/
Le Jaleo au Cosmopolitan : Une sélection de tapas succulent, dans un décor bariolé, et un service au petits oignons.
http://www.cosmopolitanlasvegas.com/taste/restaurant-collection/jaleo.aspx
Bar Masa à l’Aria : le chef japonais Masa Takayama apporte dans ces bagages sa réputation gagnée à New York avec une gestion ultra respectueuse mais résolument moderne des fondamentaux de l’art du cuisiner au Japon.
http://www.arialasvegas.com/dining/barmasa.aspx

Et si vous faîtes un détour par Fremont Street pour y admirer le walk du Neon muséum et son ambiance démodée, on vous invite à tester les excellentes crevettes du Golden Nuggets, où une atmosphère désuète et un service dans des assiettes en plastique valent le détour et vous remettra en mémoire ce qu’a été Las Vegas, une cache à retraités esseulés.

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